J'ai souvent parlé des relations entre les hommes et les femmes sur ma chaine YouTube 1er Round.
- 1erroundpro

- 13 mai
- 5 min de lecture
Je n’ai jamais été un expert des relations amoureuses.
Bien loin de là.
Je n’ai pas eu de copine avant mes 22 ans, et pendant longtemps, j’ai observé les relations sentimentales avec une profonde méfiance. Quand je regardais les couples autour de moi, je ne voyais pas forcément de l’amour ou de la complicité. Je voyais surtout une forme d’enfermement. Une cage parfois dorée, confortable en apparence, mais qui finit par emprisonner la plupart des gens.
Cette méfiance a toujours fait partie de moi. Je crois même qu’elle est ancrée dans mon caractère depuis l’enfance. Je n’ai jamais idéalisé les femmes. Jamais. Très tôt, je les ai regardées comme des êtres humains à part entière, avec leur lumière, mais aussi leurs zones d’ombre.
Contrairement à ce qu’on cherche souvent à nous faire croire aujourd’hui, les femmes sont tout autant capables du pire que les hommes. La manipulation, la violence psychologique, la cruauté, les jeux de pouvoir… tout cela existe aussi.
Et pourtant, énormément d’hommes continuent de placer leur copine sur un piédestal, jusqu’au jour où tout s’effondre brutalement. Chaque homme finit un jour par faire l’expérience de cette désillusion.
Avec le temps, j’ai compris que notre rapport aux femmes agit comme un miroir. Elles nous renvoient nos faiblesses, nos manques, notre lâcheté parfois, mais aussi notre force et nos qualités. Chaque désillusion nous confronte à une vérité sur nous-mêmes.
Alors, quand j’ai découvert le mouvement Red Pill, j’ai immédiatement accroché. Pour la première fois, j’entendais des hommes exprimer publiquement des pensées que je gardais jusque-là pour moi. Des réflexions interdites, mal vues, impossibles à partager sans être immédiatement jugé. Petit à petit, je me suis mis à prendre position sur ces sujets. Parfois de manière excessive, parfois avec provocation, au risque d’être caricatural ou considéré comme extrême.
Un jour, les gendarmes sont même venus chez moi. Ils pensaient que j’étais radicalisé.
Avec le recul, cette période m’a appris une chose essentielle : les hommes qui cherchent à comprendre les femmes sont souvent ceux qui les aiment le plus.
Les jeunes hommes qui s’intéressent à la psychologie féminine ne sont pas forcément des misogynes, des "incels" violents, ou des dangers publics. La plupart du temps, ils essaient simplement de comprendre ce qui les attire, ce qui les blesse, ce qui les fascine. Ils cherchent à mieux vivre leurs relations ou à se protéger émotionnellement.
Considérer les femmes dans leur totalité — avec leurs qualités, leurs contradictions, leurs défauts et leurs tendances naturelles — est, selon moi, une forme de respect bien plus honnête que l’idéalisation naïve.
Le vrai danger se trouve souvent ailleurs : chez ceux qui idéalisent tellement les femmes qu’ils en deviennent aveugles, ou chez ceux qui ne les considèrent que comme des trophées.
J’ai rencontré des hommes aux discours ultra-progressistes qui trompaient leur copine sans aucun remords. J’ai aussi rencontré des hommes complètement détachés de toute réflexion sur les femmes, qui les voyaient uniquement comme des proies à séduire. Et paradoxalement, ce sont souvent ces derniers qui connaissent le plus de succès.
La fameuse Dark Triad.
Face à cette réalité, beaucoup d’hommes tentent de se construire une armure. Ils veulent devenir des “mâles alpha”, obsédés par la performance, le pouvoir, le statut. Mais pour moi, le véritable courage consiste justement à aller à contre-courant.
Refuser cette idée qu’un homme doit absolument dominer pour avoir de la valeur.
Refuser aussi cette nouvelle mode qui consiste à cracher sur les hommes en permanence et à les considérer collectivement comme des prédateurs potentiels.
Pendant longtemps, je me suis amusé à provoquer les féministes autour de moi.
J’aimais le débat, la confrontation, la polémique. J’ai toujours eu du mal avec les personnes persuadées de détenir la vérité absolue. Parce qu’au fond, toute vision du monde — même pertinente — reste toujours limitée.
Et selon moi, une partie du féminisme moderne a fini par tomber dans cette dérive : une vision caricaturale des rapports humains, réduite à une opposition permanente entre dominants et dominés.
Aujourd’hui, les jeunes filles grandissent avec l’idée qu’elles doivent imiter les hommes pour réussir : devenir plus compétitives, plus dures, plus ambitieuses, plus masculines. À l’inverse, les garçons doivent constamment prouver leur sensibilité et leur “bonne moralité”, sous peine d’être immédiatement suspects.
Tout le monde joue un rôle.
Les comportements naturels deviennent des problèmes à corriger. La manière de parler, de séduire, de penser ou même d’exister doit rentrer dans un modèle unique, validé socialement.
On demande aux hommes de parler de leurs émotions, mais attention à ne pas prendre trop de place. Attention à ne pas devenir “toxique”. Attention à ne pas être “masculiniste”.
Pendant ce temps, les difficultés masculines restent largement ignorées : décrochage scolaire, isolement, suicides, souffrance psychologique, pression sociale…
Et pourtant, malgré toutes mes critiques, je n’ai jamais ignoré les difficultés vécues par les femmes.
Partout dans le monde, beaucoup subissent encore les violences, les abus, l’absence de liberté, le mépris ou l’insécurité. Et cela me révolte profondément.
Mais à mes yeux, la lutte contre les inégalités a progressivement laissé place à autre chose : une guerre idéologique où toute tentative de nuance devient suspecte. Défendre certains problèmes masculins suffit désormais à être catalogué comme “facho”, “misogyne” ou “masculiniste”.
Le plus ironique, c’est que les hommes les plus attaqués ne sont souvent pas ceux qui sont réellement responsables des souffrances des femmes.
Dans cette vision simpliste du patriarcat, on englobe indistinctement les ouvriers, les militaires, les éboueurs, les hommes qui travaillent dans l’ombre et qui maintiennent concrètement la société debout.
Oui, certains hommes considèrent les femmes comme des objets. Mais certaines femmes réduisent aussi les hommes à leur statut, leur argent, leur utilité ou leur performance.
Nous sommes entrés dans une époque de confrontation permanente entre les sexes.
Pourtant, quelque chose commence aussi à changer.
De plus en plus d’hommes refusent désormais d’être constamment culpabilisés. Et surtout, de plus en plus de femmes commencent elles aussi à rejeter les discours simplistes et les idéologies imposées.
Je pense que tous les mouvements passent par des phases extrêmes. Le féminisme n’échappe pas à cette règle. La Red Pill non plus.
Personnellement, j’ai choisi la voie MGTOW : un célibat assumé, une forme de liberté qui me permet de rester loin des jeux toxiques que je vois dans énormément de relations modernes.
Mais avec le temps, ma vision a évolué.
J’ai rencontré des femmes qui ont confirmé certaines de mes idées. D’autres, au contraire, m’ont obligé à remettre mes certitudes en question.
Et surtout, j’ai rencontré une femme différente
.
Plus âgée que moi. Socialement plus stable. Plus accomplie aussi. Pourtant, elle ne m’a jamais regardé comme un outil, un statut ou un simple rôle masculin à remplir. Elle s’est intéressée à qui j’étais réellement.
C’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose d’important :
Le pire existe chez les femmes comme chez les hommes.
Mais le meilleur aussi.
Je reste convaincu par une grande partie des principes de la Red Pill. Mais je sais désormais qu’aucune idéologie ne peut résumer totalement un être humain. Oui, nous partageons certaines tendances liées à notre sexe, à notre biologie, à notre psychologie. Mais nous restons avant tout des individus, façonnés par notre histoire, nos blessures et notre vécu.
Je crois qu’à long terme, nous reviendrons vers une forme d’équilibre.
Parce qu’au fond, les hommes et les femmes ne sont pas faits pour se détruire mutuellement, mais pour se compléter.
En attendant, beaucoup continueront de parler d’égalité absolue sans jamais reconnaître les différences fondamentales qui existent entre nous.
De mon point de vue, l’égalité parfaite entre les sexes est une illusion. Vouloir rendre les hommes et les femmes identiques mène à une société artificielle, froide, déconnectée de la réalité humaine.
L’objectif ne devrait pas être l’égalité totale.
Mais l’équité.
Et aujourd’hui, nous en sommes encore très loin.
Benji.
13/05/2026
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